dimanche 12 juin 2011

[BlitzKrieg] la bataille d'Hannut

Profitant d'un jour Off, Igor et moi avons pu essayer (enfin) BlitzKrieg jeudi 26 mai avec des conditions climatiques similaires à celles de l'époque (rappelons donc que cela favorisait les manoeuvres et les opérations aériennes...).
Nous avons joué le scénario de la bataille d'Hannut qui est dans le livret de base. Comme nous n'avions pas tous les blindés nécessaires et voulions faire court, nous avons reduit le forces.
En plus de la compagnie d'infanterie de chaque camp (réduite mais élite pour les français), les allemands alignaient 3 Pz II et 3 Pz III; le français : 2 Panhard 178 (voitures blindées avec canon 20mm long en tourelle), 2 H35/39 (chars de cavalerie) et 2 B1bis (chars lourds).

L'objectif du scénario reflète les événements qui de déroulèrent en mai 1940 en Belgique : les meilleures unités françaises appliquent le plan Dyle et se portent a la rencontre des forces allemandes entrées en Belgique et menaçant le nord de la France.
L'avant-garde (troupes portées et cavalerie) se porte en avant et doit ralentir les troupes allemandes afin que l'infanterie prenne position...
Jusqu'ici tout va bien!

L'allemand entre par le Nord au fil des tours (infanterie en dernier) et doit faire sortir 7 Points de Victoire (1 tank en vaut 2, un socle d'infanterie en vaut 1) par le bord opposé. Le français démarre avec l'infanterie (elle est "portée") et ses blindés arrivent au fur et à mesure.

L'axe d'attaque se fait le long de la route nord-sud et les français essaient d'intercepter les blindés avec les leurs tout en ramenant leur infanterie vers cette route (position de départ excentrée).

Photo de la table a la fin du premier tour de jeu : voitures blindées françaises (Panhard 178) face aux blindés légers (Pz II)



Comme dans la "vraie histoire" les allemands sont surpris par la qualité du blindage des véhicules français ainsi que par la puissance des armes mais la piètre conception des véhicules les rend peu efficaces (mouvement ou tir) et mes jets de des ne sont pas mirobolants.
De plus l'absence de radio ne permet pas aux chefs de char de guider les mortiers proches...
Beaucoup de tirs pour rien s'enchaînent et les allemands manœuvrent autour des blindés français qui ne parviennent pas a les arrêter.




Laissant les unités de soutien et le Capitaine dans les positions retranchées face a l'infanterie allemande, les deux capitaines s'élancent, l'un vers les Grenadiers, l'autre vers les tanks.




Peu mobiles, les blindes français tentent de bloquer le passage mais même les obusiers de 75mm des B1-bis n'égratigneront pas les Pz II qui sortent et marquent 6 points.
De leur cote les Pz III éliminent les Panhard 178 et foncent vers la sortie du champ de bataille.
Les blindés français en éliminent 2 pendant les tirs de réaction (suite au mouvement des Pz). C'est une erreur de lecture des règles car pour ce faire il faut que le chef de char soit sortie or ce dernier est le seul homme en tourelle dans les chars français et s'il sort la tête il ne peut pas tirer...
Le troisième sort de la table sans que le canon AC Français  ne tire alors qu'il aurait pu le faire. Autre erreur de lecture des règles...

8 points dès le 4ème tour, victoire allemande :-(




Bref, les Pz transpercent facilement la défense française, mal organisée et sans réelle coordination entre blindés et infanterie, comme dans la vraie vie... Sauf qu'à l'époque les Français avaient eu le dessus!

Le jeu est intéressant, nous allons pouvoir relire les règles avec l'expérience de cette partie.

jeudi 2 juin 2011

Stonne, 71 ans plus tard...

Après plus d'un an de gestation, nous allons enfin pouvoir faire notre première partie de Blitzkrieg avec Igor! Allemands contre Français de début de guerre.
Voila l'occasion de parler des livres dans lesquels je m'étais plongé il y a quelques mois lorsque je recherchais des informations sur les faits d'armes majeurs de la Campagne de France de 1940.
Je m'y replonge actuellement pour préparer des scénarios....


Voici donc l'occasion de faire parader les figurines qui attendent leurs adversaires dans un cadre Uchronique. Oui uchronique car le village de Stonne, bien que théâtre de hauts faits d'armes et de bravoure des troupes françaises, ne fut ni le cadre d'une victoire stratégique (les succès tactiques ne débouchèrent sur rien) ni de coopération inter-armes sauf en toute fin de bataille mais il était trop tard...




Petit rappel
Cette bataille fut surnommée (par les allemands) le Verdun de 1940 (26500 blessés et tués sur 90000 soldats allemands engagés contre 7500 sur 42500 coté français).
Les pertes furent très importantes, surtout du côté allemand, y compris en matériels mais de nouvelles unités venant relever les précédentes, les forces françaises n'obtinrent pas la victoire finale. Pour l'anectode, le tristement célèbre régiment Grossdeutshland fut décimé et relevé du front.


L'enjeu était de taille
Il s'agissait de sécuriser un point géographique (et topographique) d'où une contre-attaque française aurait pu partir (à priori ce n'était pas possible) et couper l'arrière des unités allemandes fonçant vers la mer du Nord.
En cas de réussite d'une telle contre-attaque, le fer de lance allemand aurait été isolé et les armées alliées (françaises et britanniques) parties porter le combat en Belgique et Hollande auraient pu refaire jonction au lieu de se retrouver coupées des arrières...
Un beau "what if" en perspective...

Je me suis donc inspiré des ordres de batailles des unités françaises présentes pour composer le coeur de l'armée.
Bien évidement ce n'est ni exhaustif ni purement historique.
Il manque, par exemple, des troupes coloniales, engagées dans des combats très durs où elles montrèrent beaucoup de courage et subirent de lourdes pertes. 
Ces unités figurent sur ma shopping list.



Revenons à l'uchronie!  
Les B1-bis s'engagent dans la rue principale que les voitures blindées Panhard 178 ont "reconnue", suivis de l'infanterie.

Au fond, les "Automobiles de Découverte" (avec la particularité de disposer de postes de pilotage à l'avant et à l'arrière ce qui les rend "surprenants" et montre que les Français pouvaient aussi avoir des idées novatrices) et Chars Lourds font la jonction.










Les Dragons inspectent les ruines.


Les mitrailleuses se mettent en position sur les rares bâtiments encore debout et couvrent les Canons Anti-Char montés sur les camions Laffly, prêts à démarrer pour esquiver les blindés ennemis.




Évidement, comme je le disais plus haut les troupes françaises n’entrèrent que trop tard dans Stonne dans une configuration semblable (en fait infanterie et chars firent de nombreux aller-retours) et de nombreuses autres troupes furent engagées, pas uniquement des Dragons comme j'en présente.
Mais beaucoup d'autres y compris des troupes coloniales dont l'efficacité dans les zones accidentées et boisées ont eu un impact sur le moral des soldats allemands. J'aimerai jouer ce type de troupes mais dans un premier temps mon choix s'est porté sur ces troupes de qualité, aguerries et bien équipées car, de ce fait, il en faut peu pour monter rapidement en points. J'ai acquis de quoi en faire deux (voire plus) compagnies réduites ce qui correspond à un état de (dé)fraicheur que l'on pouvait retrouver sur le front où ces troupes, sans relève et sans approvisionnement, se sont parfois battus après épuisement des munitions ou après l'appel à cesser le combat prononcé par le Maréchal Pétain (18 juin 1940 sur le canal de la Marne au Rhin).

L'absence de DCA et d'aviation est assez représentative de la situation sur ce front. Surclassée, dispersée (comme les blindées) puis concentrées sur d'autres théâtres, aviation et DCA manquèrent cruellement.




Quelques références :
La Bataille de Stonne de Dominique Lormier, éditions Perrin
La Bataille de France jour après jour du même auteur, Le Cherche Midi
100 000 morts oubliés, Jean-Pierre Richardot, Le Cherche Midi
Des sites web et des revues, je n'ai pas fait de liste...

Les offres spéciales de mon hébergeur (qui est très bon)